Formation n°1 : Fabrication d’un tambour chamanique – Ardèche (07)

Le dernier Week-end de juillet 2019, j’ai été me former à la création d’un tambour chamanique à quelques kilomètres de Lachamp-Raphaël, en Ardèche, à 1h30 de route de chez moi.

Ca a été une véritable révélation. J’ai fait la rencontre d’une vingtaine de personnes extraordinaires, de la France entière, d’origine et de culture différentes.

Anathé et Gabriel nous ont accueillis dans leur « maison-gîte » au beau milieu de la forêt, dans les hauteurs ardéchoises, un un peu plus de 1000 mètre d’altitude.

Nous avons vécu au rythme doux et respectueux du temps qui passe. J’avais d’ailleurs du mal des fois à rester sans rien faire, j’étais tellement habituer à être « hyperactive », à être soucieuse des cadences infernales au travail, que ça me suivait même jusqu’à dans mes loisirs… J’en rigole maintenant!!

Les activités commençaient le matin à 9h, jusqu’au repas du midi, puis nous reprenions les activités à 15h00 jusqu’au repas du soir. Ils étaient végétarien et délicieux!

Nous étions libre de dormir dans un des deux dortoirs, soit dans une magnifique yourte située à l’écart de la maison.

Le 1er soir, fut le moment de découverte du lieu, magique et sacré, et la découverte des autres personnes du groupe. Beaucoup exerçaient des métiers dans les médecines parallèle, de beaux moments de partage d’expérience… Nous étions fatigués de la route mais surtout du changement d’altitude pour ma part.

Le 2nd jour, nous sommes allés nous promener dans la prairie, le paysage était grandiose, un véritable spectacle, la nature avait repris ses droits… Nous avons fini par nous installer au sommet de la montagne et nous nous sommes assis en cercle, après une bonne heure de marche.

Nous nous sommes présentés à tour de rôle et dit pourquoi nous étions là et quelles intentions on voulaient donner à notre tambour. Perso, j’ai donné l’intention de guérison, et de l’utiliser lors de méditations.

Nous sommes allés après cela, tout en étant accompagnés par des circaètes (rapaces que l’ont trouvent en Ardèche et que j’aime tout particulièrement), été chacun notre tour, choisir les yeux bandés, notre aligneur. C’est ce qui va nous servir de poignée, à l’arrière du tambour. Il sert à relier également tout le tissage qui permet de tendre la peau du tambour.
J’ai plongé ma main dans le panier, et j’ai eu le privilège de tirer un morceau de corne d’Impala, c’est comme une gazelle à corne longue et noire, ondulées. Moment magique et inoubliable…

Aligneur en main, nous sommes redescendu au gîte et nous avons repris des forces avec un bon repas.

L’après-midi, nous avons pris le chemin qui descend la rivière et nous sommes allés chercher le cercle du tambour qui servira de base au tambour (utilisation du frêne, arbre sacré). Ils étaient cachés, on aurait dit une chasse au trésor, j’avais l’impression de repartir dans l’enfance, le pied 🙂

J’en ai découvert une bonne dizaine, je les ai pris en mains, admiré leurs formes multiples, leur coloris variés…Je me suis laissé guidé par mon intuition puis j’ai jeté mon dévolu sur l’élu de mon cœur. Il m’a choisi je pense autant que je l’ai choisi moi!

Avant le repas, nous sommes allés trouver notre peau au beau milieu de la rivière gelée!
Nous « travaillions  » en binôme. Un des deux avait les yeux bandés, pieds nus pour être en pleine connexion avec la terre et l’autre devait le guider, lui prendre la main et le faire avancer dans la forêt. Plus on approchait de la rivière et plus le sol était froid, humide. Les feuilles mortes des arbres craquaient sous les pieds.

Mais le but du jeu était que la personne aux yeux bandés, devait trouver la rivière de lui-même. Il y avait plusieurs trous d’eau, avec des peaux différentes par leur texture, transparence, par la nature de l’animal qui habitait chacune d’entre elle… Quelle allait être la mienne…?
Après être totalement désorientée, avoir crapahuté dans la forêt pentue, je suis arrivée à « mon » trou d’eau. Sans rien y voir, j’ai avancé dans ce fameux trou complètement gelé, j’avais de l’eau jusqu’au genou et je ne sentais plus mes pieds.

Mais peut importe, le moment était magique… J’ai attrapé une peau, puis une autre, j’ai fais appel à tous mes sens et j’ai fini par choisir celle qui me correspondait le plus…Tellement magnifique au touché, à la rugosité! Je ne la voyais pas mais je pouvais sentir sa finesse, sa transparence!
Je suis sortie de l’eau avec ma peau, j’ai retiré le bandage, puis je l’ai découverte de visu…J’avais l’impression qu’elle me remerciait, qu’elle me faisait la fête! Elle était très sauvage, authentique, la peau était presque transparente par endroit… On le voit maintenant très bien sur la photo de présentation du post!
J’ai allumé un encens pour remercier les esprits de la forêt, mais aussi la l’esprit qui habite la peau que j’avais dans la main. Je me suis assise en contre-haut de la rivière et ai attendu avec grâce qu’il se consume dans sa totalité…

La paix m’habitait, j’étais calme, sereine, appréciait le moment présent…

Plus tard dans l’après midi, nous sommes allés dans la forêt, remercier la nature et l’esprit de l’animal qui nous a fait don de sa peau…

La cérémonie a débutée par une méditations, au son d’un petit xylophone de poche, histoire de partir à la rencontre de « notre » animal. Pour ma part, je me suis retrouvée dans la forêt, au bord de la rivière, et de l’autre côté de la rive, il y avait un cerf qui s’abreuvait et me regardait part la même occasion. Nous étions séparé que de 2 à 3 mètres. Je ne bougeais pas, on s’observait et se découvrait l’un l’autre. Un très beau moment de partage par le regard. Pas un mot. Mon animal totem, l’aigle s’est invité à la fête et m’a fait survoler les montagnes environnantes, quel cadeau magnifique!!

Le matin suivant, nous avons découpé la peau à la bonne taille, poinssonné celle-ci, afin de pouvoir faire passer la ficelle de tissage. Je ne m’étais pas rendu compte à quel point cela était difficile de percer cette peau robuste! Mais quel moment!
Je me rappel avec facilité, aisance la manière de procéder, comme si je l’avais déjà expérimenté dans une autre vie. D’ailleurs j’en suis intimement convaincue, car je n’aurai pas de mal à le refaire, et j’a tous les schémas de découpe et de tissage en tête!

L’étape du tissage a été réalisé en plusieurs fois, car il a fallu mouiller la peau, la laisser s’imbiber, effectuer le 1er tour. Puis laisser de nouveau sécher 1 nuit entière, le lendemain, réhydrater la peau pendant 1h, équilibrer le tissage, retendre et ainsi de suite…

Nous sommes allés dans les hautes prairies pour trouver le bois qui servira à la fabrication de la mailloche. Après avoir trouvé l’arbre qui me parlait le pus, je lui ai demandé l’accord de couper une branche et lui ait expliqué à quoi elle me servirait. Il était d’accord.

La patience pour entendre le 1er son qui est sorti du tambour a été de mise. Quel moment inoubliable!

J’ai appris dans cette formation, à être à l’écoute du temps qui passe, à écouter mes envies, à laisser parler ma créativité et mon enfant intérieur. Un moment de retraite intérieur, de superbes pleines de personnes pleine de lumière et de bienveillance…

Ne pas hésiter à s’offrir ce type de Week-end prolongé, en solo, en couple, ou entre amis…!

Belle journée à tous,
A
m
i
c
a
l
e
m
e
n
t
,

Caroline

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